Derrière les étiquettes, connaissez-vous les vraies victimes de la mode ?

Quatre ans après l’effondrement d’un immeuble abritant des ateliers textiles au Bangladesh, les conditions de fabrication des vêtements à bas coût peuvent encore s’améliorer.

Acheter du chocolat exhibant le sourire de son producteur sur l’emballage, cela ne surprend plus. Pour les vêtements en revanche, il ne viendrait pas à l’idée des grandes enseignes de mettre en avant leurs conditions de fabrication.

 

Un jeune garçon travaille avec ses parents dans un petit atelier exposé à une forte pollution industrielle. (Photo Greenpeace)

 

En effet, une photo d’ouvriers entassés dans une usine délabrée n’a rien de très vendeur… Depuis que l’économie est mondialisée et que les marchandises voyagent, les marques ne cherchent plus à produire au plus près des clients, elles préfèrent réduire les coûts. A la différence de l’industrie automobile qui a délocalisé des usines entières, la couture nécessite peu de technologies : les marques font appel à des entrepreneurs qui ont leurs propres ateliers et fournissent plusieurs clients. Le 23 avril 2013, 1 127 personnes sont décédées dans l’effondrement du Rana Plaza, un immeuble de huit étages plein d’ateliers textiles dans la capitale du Bangladesh, Dacca. La catastrophe a mis en lumière la face sombre de nos vêtements : des ouvriers parfois mineurs, travaillant douze heures par jour, six jours sur sept dans des usines sans ventilation ni contrôles sanitaires. Le tout pour une trentaine d’euros par mois…